L’île de Gorée

Arrow
Arrow
Slider

L'île de Gorée

L’île de Gorée présentait bien des avantages aux marins : mouillage sûr, proximité d’un continent avec lequel s’ouvraient de grandes possibilités de commerce et facilités de défense du lieu. Autant de raisons pour que les puissances européennes se la soient disputée.

Sa prospérité fut liée au commerce dont celui des esclaves qui fut un des fondements de l’organisation économique des colonies d’Amérique.

La traite des esclaves vers les Amériques s’étendit sur trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Sénégal, Bénin, Ghana…). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l’Amérique depuis l’actuel Sénégal furent Saint-Louis, Rufisque, Saly-Portudal, Ziguinchor, Karabane et Gorée.

Tour à tour sous domination portugaise, néerlandaise, anglaise et française, l'architecture de l'île de Gorée est caractérisée par le contraste entre les sombres quartiers des esclaves et les élégantes maisons des marchands d'esclaves. L'île de Gorée reste encore aujourd'hui un symbole de l'exploitation humaine et un sanctuaire pour la réconciliation.

 

La visite de l’île de Gorée

Un quart d’heure seulement en chaloupe suffit pour relier Gorée au reste du continent. D’une superficie de 28 hectares, cette île exerce un charme et une fascination extraordinaires sur les visiteurs qui ressentent une émotion particulière en déambulant dans ses ruelles étroites et paisibles.

L’île de Gorée est aujourd’hui une terre de pèlerinage pour toute la diaspora africaine, un foyer de contact entre l’Occident et l’Afrique et un espace d’échanges et de dialogue des cultures à travers la confrontation des idéaux de réconciliation et de pardon.

 

La Maison des Esclaves

La Maison des Esclaves constitue le passage obligé de tout visiteur qui se rend à Gorée pour la première fois. Cette bâtisse en terre rouge pouvait recevoir 200 esclaves africains, des hommes, des femmes, des enfants. Les cellules se situaient au rez-de-chaussée du grand escalier. De minuscules pièces en terre battue, très basses, la plupart du temps sans fenêtre. En arrivant, les familles étaient d'abord séparées. Ensuite les négriers les enfermaient dans des cellules, avec de lourdes chaînes aux pieds, pour qu'ils ne s'échappent pas. Ils avaient juste le droit de sortir une fois par jour pour faire leurs besoins. Beaucoup mouraient à cause de l'hygiène et des conditions de vie monstrueuses.

Avant d'être embarqués à bord de bateaux négriers, les esclaves pouvaient rester trois mois enfermés dans cette esclaverie. Ceux qui avaient survécu aux terribles traitements franchissaient ce que l'on appelle aujourd'hui « la porte du voyage sans retour ».

Derrière cette porte, l'océan, et un embarcadère de fortune. Certains se jetaient à l'eau pour échapper au voyage vers un autre enfer, celui du travail forcé dans les plantations de coton, de canne à sucre, de café, ou de tabac. Mais ils étaient dévorés par les requins. Ils voyageaient sous un numéro matricule (des chiffres inscrits dans un registre), et perdaient à jamais leur nom de famille. À leur arrivée, ils étaient vendus, ou échangés contre de l'alcool ou des fusils.

Située au centre de l’île, sur la rue du Chevalier de Boufflers, l’imposante église Saint-Charles-Borromée est l’un des deux édifices sacrés de Gorée. Elle est dédiée au cardinal italien Charles Borromée.

Situé sur la pointe nord de l’île, le Musée historique occupe l’ancien Fort d’Estrées. Il est consacré à l’histoire générale du pays, des origines à l’indépendance, et tout particulièrement à celle de l’île de Gorée.

Aménagé dans l’ancienne demeure d’une riche signare, Victoria Albis, le Musée de la Femme rend hommage aux femmes du pays, connues ou non, et rend compte de leur vie quotidienne.

Surplombant l’île sur sa pointe sud, le Castel constituait une position stratégique et offre un large panorama sur Dakar et la presqu’île du Cap-Vert. Face à l’ouest le fort Saint-Michel y fut construit par les Français en 1892. 

Au milieu des bougainvillées, une grande maison de la Compagnie des Indes construite au XVIIIème siècle abrite le Musée de la Mer. Il est réputé pour sa collection de 750 espèces de poissons et 700 espèces de mollusques. Les écosystèmes et l’habitat de la région y sont également présentés.

 

 

ellipse

 

 

L'île de Gorée

L’île de Gorée présentait bien des avantages aux marins : mouillage sûr, proximité d’un continent avec lequel s’ouvraient de grandes possibilités de commerce et facilités de défense du lieu. Autant de raisons pour que les puissances européennes se la soient disputée.

Sa prospérité fut liée au commerce dont celui des esclaves qui fut un des fondements de l’organisation économique des colonies d’Amérique.

La traite des esclaves vers les Amériques s’étendit sur trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Sénégal, Bénin, Ghana…). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l’Amérique depuis l’actuel Sénégal furent Saint-Louis, Rufisque, Saly-Portudal, Ziguinchor, Karabane et Gorée.

Tour à tour sous domination portugaise, néerlandaise, anglaise et française, l'architecture de l'île de Gorée est caractérisée par le contraste entre les sombres quartiers des esclaves et les élégantes maisons des marchands d'esclaves. L'île de Gorée reste encore aujourd'hui un symbole de l'exploitation humaine et un sanctuaire pour la réconciliation.

 

La visite de l’île de Gorée

Un quart d’heure seulement en chaloupe suffit pour relier Gorée au reste du continent. D’une superficie de 28 hectares, cette île exerce un charme et une fascination extraordinaires sur les visiteurs qui ressentent une émotion particulière en déambulant dans ses ruelles étroites et paisibles.

L’île de Gorée est aujourd’hui une terre de pèlerinage pour toute la diaspora africaine, un foyer de contact entre l’Occident et l’Afrique et un espace d’échanges et de dialogue des cultures à travers la confrontation des idéaux de réconciliation et de pardon.

 

La Maison des Esclaves

La Maison des Esclaves constitue le passage obligé de tout visiteur qui se rend à Gorée pour la première fois. Cette bâtisse en terre rouge pouvait recevoir 200 esclaves africains, des hommes, des femmes, des enfants. Les cellules se situaient au rez-de-chaussée du grand escalier. De minuscules pièces en terre battue, très basses, la plupart du temps sans fenêtre. En arrivant, les familles étaient d'abord séparées. Ensuite les négriers les enfermaient dans des cellules, avec de lourdes chaînes aux pieds, pour qu'ils ne s'échappent pas. Ils avaient juste le droit de sortir une fois par jour pour faire leurs besoins. Beaucoup mouraient à cause de l'hygiène et des conditions de vie monstrueuses.

Avant d'être embarqués à bord de bateaux négriers, les esclaves pouvaient rester trois mois enfermés dans cette esclaverie. Ceux qui avaient survécu aux terribles traitements franchissaient ce que l'on appelle aujourd'hui « la porte du voyage sans retour ».

Derrière cette porte, l'océan, et un embarcadère de fortune. Certains se jetaient à l'eau pour échapper au voyage vers un autre enfer, celui du travail forcé dans les plantations de coton, de canne à sucre, de café, ou de tabac. Mais ils étaient dévorés par les requins. Ils voyageaient sous un numéro matricule (des chiffres inscrits dans un registre), et perdaient à jamais leur nom de famille. À leur arrivée, ils étaient vendus, ou échangés contre de l'alcool ou des fusils.

Située au centre de l’île, sur la rue du Chevalier de Boufflers, l’imposante église Saint-Charles-Borromée est l’un des deux édifices sacrés de Gorée. Elle est dédiée au cardinal italien Charles Borromée.

Situé sur la pointe nord de l’île, le Musée historique occupe l’ancien Fort d’Estrées. Il est consacré à l’histoire générale du pays, des origines à l’indépendance, et tout particulièrement à celle de l’île de Gorée.

Aménagé dans l’ancienne demeure d’une riche signare, Victoria Albis, le Musée de la Femme rend hommage aux femmes du pays, connues ou non, et rend compte de leur vie quotidienne.

Surplombant l’île sur sa pointe sud, le Castel constituait une position stratégique et offre un large panorama sur Dakar et la presqu’île du Cap-Vert. Face à l’ouest le fort Saint-Michel y fut construit par les Français en 1892. 

Au milieu des bougainvillées, une grande maison de la Compagnie des Indes construite au XVIIIème siècle abrite le Musée de la Mer. Il est réputé pour sa collection de 750 espèces de poissons et 700 espèces de mollusques. Les écosystèmes et l’habitat de la région y sont également présentés.

 

 

 

Partager :