Bimbia

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Bimbia, vestige des esclaves

Bimbia se trouve au Cameroun, sur les rivages de l’Atlantique, non loin de Limbé. La forêt de Bimbia Banadikombo conserve des vestiges de la traite des nègres découverts il y a une vingtaine d’années, lors de travaux de terrassement du site de l’église dédiée à la mémoire d’Alfred Saker. Malgré cette découverte inédite et son intérêt historique, le site reste trop peu connu.

Il existait peu de sites où étaient pratiquée la traite négrière. La plupart du temps, c’étaient des îles très proches du continent qui possédaient des eaux profondes accessibles par les navires marchand sans crainte de s’échouer. C’est le cas de Nicholls island dont la côte sud assure un minimum de 6 mètres de tirant d’eau. L’île ne se trouvant qu’à 600 mètres du continent, il était alors facile de transporter les esclaves du continent par pirogue afin d’attendre leur embarquement. Si le bateau n’était pas plein, il faisait alors escale à Fernando Po ou au large du Sénégal pour charger d’autres esclaves.

On peut voir sur le site des vieux ustensiles dont se servaient les marchands d´esclaves : les clochettes et les bracelets sont encore solides tandis que le cadenas n'est plus qu'une coque vide toute rouillée. Bien qu'en mauvais état et ébréchés, les pots ont résisté au temps. Mais la plus grande curiosité ce sont les lourdes chaînes de quelque deux mètres de long. Le visiteur peut aisément imaginer les atroces souffrances qu'enduraient les personnes enchaînées.

On peut toujours voir et emprunter le chemin parcouru par les esclaves entravés jusqu’à la plage de Bonangombé.

L‘Unesco et l’Organisation mondiale du tourisme ont lancé en 1995 à Accra, au Ghana, le programme Tourisme culturel sur la route de l´esclavage en vue de faire l'inventaire des sites et lieux de mémoire liés à la traite et d'étudier leur réhabilitation et leur valorisation touristique. Au total, 118 sites ont été inventoriés dans 11 pays africains, dont 10 francophones. Bimbia en fait partie. Le projet s'attache également à la formation des acteurs du tourisme culturel.
 

Pour s’y rendre

 
A partir de Limbé, il faut prendre la route de Man O’War Bay (baie du navire de guerre) récemment goudronnée. Après 2km, juste avant d’arriver dans le hameau de Bimbia prendre la piste sur la gauche. Il faut compter 30 minutes de route à partir de Limbé. Le 4 x 4 est indispensable pour accéder à Bimbia et à la plage, particulièrement en saison des pluies. Se renseigner au village pour une visite guidée.
 
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Bimbia, vestige des esclaves

Bimbia se trouve au Cameroun, sur les rivages de l’Atlantique, non loin de Limbé. La forêt de Bimbia Banadikombo conserve des vestiges de la traite des nègres découverts il y a une vingtaine d’années, lors de travaux de terrassement du site de l’église dédiée à la mémoire d’Alfred Saker. Malgré cette découverte inédite et son intérêt historique, le site reste trop peu connu.

Il existait peu de sites où étaient pratiquée la traite négrière. La plupart du temps, c’étaient des îles très proches du continent qui possédaient des eaux profondes accessibles par les navires marchand sans crainte de s’échouer. C’est le cas de Nicholls island dont la côte sud assure un minimum de 6 mètres de tirant d’eau. L’île ne se trouvant qu’à 600 mètres du continent, il était alors facile de transporter les esclaves du continent par pirogue afin d’attendre leur embarquement. Si le bateau n’était pas plein, il faisait alors escale à Fernando Po ou au large du Sénégal pour charger d’autres esclaves.

On peut voir sur le site des vieux ustensiles dont se servaient les marchands d´esclaves : les clochettes et les bracelets sont encore solides tandis que le cadenas n'est plus qu'une coque vide toute rouillée. Bien qu'en mauvais état et ébréchés, les pots ont résisté au temps. Mais la plus grande curiosité ce sont les lourdes chaînes de quelque deux mètres de long. Le visiteur peut aisément imaginer les atroces souffrances qu'enduraient les personnes enchaînées.

On peut toujours voir et emprunter le chemin parcouru par les esclaves entravés jusqu’à la plage de Bonangombé.

L‘Unesco et l’Organisation mondiale du tourisme ont lancé en 1995 à Accra, au Ghana, le programme Tourisme culturel sur la route de l´esclavage en vue de faire l'inventaire des sites et lieux de mémoire liés à la traite et d'étudier leur réhabilitation et leur valorisation touristique. Au total, 118 sites ont été inventoriés dans 11 pays africains, dont 10 francophones. Bimbia en fait partie. Le projet s'attache également à la formation des acteurs du tourisme culturel.
 

Pour s’y rendre

 
A partir de Limbé, il faut prendre la route de Man O’War Bay (baie du navire de guerre) récemment goudronnée. Après 2km, juste avant d’arriver dans le hameau de Bimbia prendre la piste sur la gauche. Il faut compter 30 minutes de route à partir de Limbé. Le 4 x 4 est indispensable pour accéder à Bimbia et à la plage, particulièrement en saison des pluies. Se renseigner au village pour une visite guidée.
 
 
 
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