Zanzibar

Zanzibar 

Zanzibar, un archipel déployé au large de la côte est de l'Afrique et renommé pour ses épices, est une destination aux multiples atouts. Des noix de coco juteuses, des canneliers exotiques, des plages de sable d’une blancheur éclatante… Bref, le paradis! La culture y a également sa place dans la ville historique de Stone Town, constituée d’un dédale de ruelles étroites.

Zanzibar se situe en plein coeur de l'Océan Indien en face de la Tanzanie. L'archipel se compose de plusieurs îles dont les principales sont Unguja, Pemba et Mafia.

Stone Town

Zanzibar - Stone Town

L'île de Unguja abrite, sur sa côte ouest, Zanzibar City, la capitale administrative de l'archipel. La ville possède un vieux quartier remarquable pour ses maisons aux portes en bois sculptées, dont certaines datent du 19ème siècle. Toutes les habitations, construites en pierre de corail, s'articulent autour d'une médina et d'un dédale de ruelles où il est plaisant de se perdre. Ce site historique, considéré comme l'un des plus beaux héritages de la culture swahilie et appelé à juste titre « Stone Town », est classé par l'Unesco depuis 2000.

Sur la Route Mizingani, les visiteurs peuvent faire une halte au Beit-alSahel, l'ancienne résidence du Sultan de Zanzibar, aujourd'hui reconvertie en musée. Plus au sud, la Maison des Miracles, appelée localement « Beit-al-Ajaib », jouxte une chapelle portugaise et le Vieux Fort qui héberge aujourd'hui un centre culturel.

 Zanzibar est également marquée par la tragique histoire de la traite négrière. De nombreux sites témoignent de cette sombre époque, comme la Caverne des Esclaves au nord-ouest de l'île. Plein sud, la forêt tropicale de Jozani est réputée pour son bel écosystème. Les excursions programmées permettent de découvrir la forêt vierge, où dominent mangliers et pandanus géants, et les colobes rouges, une espèce de singe endémique.

Sur la pointe nord de l'île s'étend Nungwi, une station balnéaire connue, entre autres, pour ses sites paradisiaques et ses spots de plongée sous-marine. La région regorge de curiosités locales, telles que marchés colorés, mosquées typiques, chantier des dhows (bateaux locaux à voile)...

Au large, l'île de Changu est accessible depuis le port de Zanzibar City où des dhows attendent les voyageurs. Cette ancienne île-prison est désormais très renommée pour sa réserve naturelle de tortues géantes originaires des Seychelles. Avec ses paysages de plages de sable blanc bordées d'une eau cristalline, Changu semble tout droit sortir d'une carte postale.

Sorties à Zanzibar

On danse un peu partout le ngoma danse africaine rythmée par des tambours ou des percussions traditionnelles. Si on aime une ambiance plus feutrée, on ira au Dharma Lounge, d'inspiration indienne et branchée pour écouter de la musique actuelle. Pour le reggae, on lui préférera le Starehe Club face à la mer tout comme un autre bar, the Africa house hôtel. Mais la référence entre toutes est le Garage Club, la discothèque de Zanzibar.

 

Les plages

Plages de Zanzibar

Toutes les plages sont aussi belles les unes que les autres. Le sable si fin et blanc, ressemble à de la farine. Et les couleurs de l'eau sont impossibles à décrire, la mer est transparente. Les plages qui n’ont pas le phénomène de marée ont un sable plus farineux  que les autres, mais elles sont très rares. De manière général, le fond sableux est composé de petits de coquillages et débris de coraux qui peuvent faire un mal aux pieds en marchant. Il est donc utile de se munir de sandales adaptées pour la baignade. Les plages à Zanzibar sont des plages publiques donc sauvages : peu ou pas de transat sur la plage. Les hôtels ont généralement une petite zone aménagée avec quelques transats en bordure de plage.

L’île de Zanzibar est soumise au phénomène des marées qui rendent les plages peu praticables pour la baignade à certains moments de la journée. C’est un réel handicap pour ceux qui aiment faire de longues brasses dans la mer. En effet, la mer se retire sur des centaines de mètres et ce pour quelques heures laissant apparaitre selon les endroits des bandes de sable parsemées de coraux et des bassins d’eau. Ce phénomène de marée est un frein pour ceux qui recherchent de vrais lagons propices à la baignade d’autant qu’il faut patienter entre 4 et 6 heures avant que l’eau ne revienne. Toute l’île est touchée par le phénomène, sauf l’extrémité Nord Ouest de l’île, où le tombant sous-marin est très important, ce qui limite le phénomène contraignant des marées.

Concernant les activités nautiques, seuls les hôtels du nord moins soumis aux marées proposent des activités nautiques motorisées comme le jet ski, le ski nautique ou le fly board. La Côte est sous le vent sera plus prisée par les kites surfeurs, wakeboardeurs et les adeptes du parasailing.

 Tous les sites de plongée se valent, les fonds marins sont extraordinaires, des poissons de mille couleurs différentes, des tortues. Pour les adeptes de la pêche au gros, il vous faudra choisir un hôtel sur la côte Nord où se concentrent les principaux clubs de pêche.

 

Les hôtels

Hotels de Zanzibar

L’hôtellerie zanzibarienne est très bonne mais attention au niveau de service qui est loin d’atteindre celui de l’île Maurice où encore même des Seychelles car encore trop aléatoire d’un hôtel à l’autre où au sein d’un même hôtel. Le personnel hôtelier a encore un long chemin à faire, même dans les hôtels 5 étoiles, pour rivaliser avec les standards de l’hôtellerie. En revanche, la plupart des hôtels offrent des hébergements en villas privées avec plunge pool et un cadre très intimiste, romantique et convivial.

Le service est bon en ce qui concerne le sourire et la gentillesse. Mais en terme d’efficacité, il reste aléatoire, supérieur dans certains hôtels que dans d’autres (exemple le Barazza ou son voisin le Breeze qui possèdent un personnel exceptionnel comme on pourrait le voir à Maurice). Le personnel est souriant dans l’ensemble mais attention… Zanzibar est régi par la Zen Attitude où il fait vite très chaud, il faut y aller tranquillement…

Tous les hôtels ou presque possèdent une base nautique ou un centre de plongée. Par contre le niveau d’équipement sportif est quasi nul. Les hôtels ne sont pas équipés de courts de tennis ou autre  (excepté l’hôtel The Residence). Et il y a très peu d’animation dans les hôtels voire aucune. Quant aux wifi, il reste très aléatoire et ne fonctionne pas toujours (gratuit dans la majorité des hôtels quand il fonctionne).

 

Une plaque tournante de l'esclavage au XVIIIe siècle

Zanzibar - Esclavagisme

Cette île paradisiaque inspirant si souvent aujourd'hui, l'exotisme et l'invitation au voyage, fut durant prés de deux siècles, la principale porte d'entrée de l’exportation d’esclaves noirs vers l’archipel des Mascareignes, qui regroupe trois îles de l’océan indien : la Réunion, Maurice et Rodrigues. La situation géographique de Zanzibar fut ainsi stratégique pour l'instauration de la traite "négrière" dans l’Océan Indien.

C'est en 1698, que Zanzibar, qui signifie en langue arabe "littoral des noirs" passe sous le contrôle du Sultanat de Muscat et d'Oman, qui se livrait de longue date au lucratif commerce d'esclaves à travers l'Afrique de l'Est.

Quelques décennies plus tard, le sultan omanais, Sayyid Said Bin Sultan, encourage le développement de plantations de girofle à Zanzibar avec l'aide d'esclaves. La culture du clou de girofle y est tellement importante que l’importation de main-d’œuvre (en provenance de toute l’Afrique) prend un essor considérable pour répondre à ce juteux commerce! Le développement des plantations de girofliers explose, et Zanzibar entre alors dans une période où l’économie est tournée vers le commerce d’esclaves. L'ile devient l’une des principales routes du commerce négrier en Afrique orientale. Ainsi, par ans, des milliers d’esclaves noirs transitent par Zanzibar pour répondre à la demande croissante d’esclaves dans tout l’Océan Indien.

Au début du XIXe siècle, la demande d'esclaves destinées aux plantations de canne à sucre, à l'île Maurice et à La Réunion, s'intensifie fortement et provoque une nouvelle impulsion à la traite négrière.

Un homme s'est opposé de haute lutte à cet odieux commerce basé principalement à Stone Town, la capital de Zanzibar. En effet Stone Town a joué un rôle prépondérant dans le long processus d’abolition de l’esclavage. Dans ce port négrier, David Livingstone (explorateur écossais et militant anti-esclavage de la première heure ) a mené des campagnes contre la traite des noirs. Les rapports de ce médecin missionnaire protestant seraient à l’origine du traité imposant en 1873 au sultan de Zanzibar, l’interdiction du trafic d’esclaves.

Au milieu du XIXe siècle, environ 50 000 esclaves étaient vendus annuellement à Zanzibar. Ce commerce et celui de l'ivoire qui lui est souvent associé, fait de Zanzibar, une ville prospère, célèbre dans le monde entier.

Le marché aux esclaves de Stone Town a persisté jusqu'en 1873, lorsque le Sultan Barghash y met fin sous la pression des Britanniques qui installent un protectorat en 1890. Zanzibar fut probablement le dernier marché officiel d'esclaves dans le monde.

 

 

 

 

Zanzibar 

Zanzibar, un archipel déployé au large de la côte est de l'Afrique et renommé pour ses épices, est une destination aux multiples atouts. Des noix de coco juteuses, des canneliers exotiques, des plages de sable d’une blancheur éclatante… Bref, le paradis! La culture y a également sa place dans la ville historique de Stone Town, constituée d’un dédale de ruelles étroites.

Zanzibar se situe en plein coeur de l'Océan Indien en face de la Tanzanie. L'archipel se compose de plusieurs îles dont les principales sont Unguja, Pemba et Mafia.

Stone Town

Zanzibar - Stone Town

L'île de Unguja abrite, sur sa côte ouest, Zanzibar City, la capitale administrative de l'archipel. La ville possède un vieux quartier remarquable pour ses maisons aux portes en bois sculptées, dont certaines datent du 19ème siècle. Toutes les habitations, construites en pierre de corail, s'articulent autour d'une médina et d'un dédale de ruelles où il est plaisant de se perdre. Ce site historique, considéré comme l'un des plus beaux héritages de la culture swahilie et appelé à juste titre « Stone Town », est classé par l'Unesco depuis 2000.

Sur la Route Mizingani, les visiteurs peuvent faire une halte au Beit-alSahel, l'ancienne résidence du Sultan de Zanzibar, aujourd'hui reconvertie en musée. Plus au sud, la Maison des Miracles, appelée localement « Beit-al-Ajaib », jouxte une chapelle portugaise et le Vieux Fort qui héberge aujourd'hui un centre culturel.

 Zanzibar est également marquée par la tragique histoire de la traite négrière. De nombreux sites témoignent de cette sombre époque, comme la Caverne des Esclaves au nord-ouest de l'île. Plein sud, la forêt tropicale de Jozani est réputée pour son bel écosystème. Les excursions programmées permettent de découvrir la forêt vierge, où dominent mangliers et pandanus géants, et les colobes rouges, une espèce de singe endémique.

Sur la pointe nord de l'île s'étend Nungwi, une station balnéaire connue, entre autres, pour ses sites paradisiaques et ses spots de plongée sous-marine. La région regorge de curiosités locales, telles que marchés colorés, mosquées typiques, chantier des dhows (bateaux locaux à voile)...

Au large, l'île de Changu est accessible depuis le port de Zanzibar City où des dhows attendent les voyageurs. Cette ancienne île-prison est désormais très renommée pour sa réserve naturelle de tortues géantes originaires des Seychelles. Avec ses paysages de plages de sable blanc bordées d'une eau cristalline, Changu semble tout droit sortir d'une carte postale.

Sorties à Zanzibar

On danse un peu partout le ngoma danse africaine rythmée par des tambours ou des percussions traditionnelles. Si on aime une ambiance plus feutrée, on ira au Dharma Lounge, d'inspiration indienne et branchée pour écouter de la musique actuelle. Pour le reggae, on lui préférera le Starehe Club face à la mer tout comme un autre bar, the Africa house hôtel. Mais la référence entre toutes est le Garage Club, la discothèque de Zanzibar.

Les plages

Plages de Zanzibar

Toutes les plages sont aussi belles les unes que les autres. Le sable si fin et blanc, ressemble à de la farine. Et les couleurs de l'eau sont impossibles à décrire, la mer est transparente. Les plages qui n’ont pas le phénomène de marée ont un sable plus farineux  que les autres, mais elles sont très rares. De manière général, le fond sableux est composé de petits de coquillages et débris de coraux qui peuvent faire un mal aux pieds en marchant. Il est donc utile de se munir de sandales adaptées pour la baignade. Les plages à Zanzibar sont des plages publiques donc sauvages : peu ou pas de transat sur la plage. Les hôtels ont généralement une petite zone aménagée avec quelques transats en bordure de plage.

L’île de Zanzibar est soumise au phénomène des marées qui rendent les plages peu praticables pour la baignade à certains moments de la journée. C’est un réel handicap pour ceux qui aiment faire de longues brasses dans la mer. En effet, la mer se retire sur des centaines de mètres et ce pour quelques heures laissant apparaitre selon les endroits des bandes de sable parsemées de coraux et des bassins d’eau. Ce phénomène de marée est un frein pour ceux qui recherchent de vrais lagons propices à la baignade d’autant qu’il faut patienter entre 4 et 6 heures avant que l’eau ne revienne. Toute l’île est touchée par le phénomène, sauf l’extrémité Nord Ouest de l’île, où le tombant sous-marin est très important, ce qui limite le phénomène contraignant des marées.

Concernant les activités nautiques, seuls les hôtels du nord moins soumis aux marées proposent des activités nautiques motorisées comme le jet ski, le ski nautique ou le fly board. La Côte est sous le vent sera plus prisée par les kites surfeurs, wakeboardeurs et les adeptes du parasailing.

 Tous les sites de plongée se valent, les fonds marins sont extraordinaires, des poissons de mille couleurs différentes, des tortues. Pour les adeptes de la pêche au gros, il vous faudra choisir un hôtel sur la côte Nord où se concentrent les principaux clubs de pêche.

Les hôtels

Hotels de Zanzibar

L’hôtellerie zanzibarienne est très bonne mais attention au niveau de service qui est loin d’atteindre celui de l’île Maurice où encore même des Seychelles car encore trop aléatoire d’un hôtel à l’autre où au sein d’un même hôtel. Le personnel hôtelier a encore un long chemin à faire, même dans les hôtels 5 étoiles, pour rivaliser avec les standards de l’hôtellerie. En revanche, la plupart des hôtels offrent des hébergements en villas privées avec plunge pool et un cadre très intimiste, romantique et convivial.

Le service est bon en ce qui concerne le sourire et la gentillesse. Mais en terme d’efficacité, il reste aléatoire, supérieur dans certains hôtels que dans d’autres (exemple le Barazza ou son voisin le Breeze qui possèdent un personnel exceptionnel comme on pourrait le voir à Maurice). Le personnel est souriant dans l’ensemble mais attention… Zanzibar est régi par la Zen Attitude où il fait vite très chaud, il faut y aller tranquillement…

Tous les hôtels ou presque possèdent une base nautique ou un centre de plongée. Par contre le niveau d’équipement sportif est quasi nul. Les hôtels ne sont pas équipés de courts de tennis ou autre  (excepté l’hôtel The Residence). Et il y a très peu d’animation dans les hôtels voire aucune. Quant aux wifi, il reste très aléatoire et ne fonctionne pas toujours (gratuit dans la majorité des hôtels quand il fonctionne).

Une plaque tournante de l'esclavage au XVIIIe siècle

Zanzibar - Esclavagisme

Cette île paradisiaque inspirant si souvent aujourd'hui, l'exotisme et l'invitation au voyage, fut durant prés de deux siècles, la principale porte d'entrée de l’exportation d’esclaves noirs vers l’archipel des Mascareignes, qui regroupe trois îles de l’océan indien : la Réunion, Maurice et Rodrigues. La situation géographique de Zanzibar fut ainsi stratégique pour l'instauration de la traite "négrière" dans l’Océan Indien.

C'est en 1698, que Zanzibar, qui signifie en langue arabe "littoral des noirs" passe sous le contrôle du Sultanat de Muscat et d'Oman, qui se livrait de longue date au lucratif commerce d'esclaves à travers l'Afrique de l'Est.

Quelques décennies plus tard, le sultan omanais, Sayyid Said Bin Sultan, encourage le développement de plantations de girofle à Zanzibar avec l'aide d'esclaves. La culture du clou de girofle y est tellement importante que l’importation de main-d’œuvre (en provenance de toute l’Afrique) prend un essor considérable pour répondre à ce juteux commerce! Le développement des plantations de girofliers explose, et Zanzibar entre alors dans une période où l’économie est tournée vers le commerce d’esclaves. L'ile devient l’une des principales routes du commerce négrier en Afrique orientale. Ainsi, par ans, des milliers d’esclaves noirs transitent par Zanzibar pour répondre à la demande croissante d’esclaves dans tout l’Océan Indien.

Au début du XIXe siècle, la demande d'esclaves destinées aux plantations de canne à sucre, à l'île Maurice et à La Réunion, s'intensifie fortement et provoque une nouvelle impulsion à la traite négrière.

Un homme s'est opposé de haute lutte à cet odieux commerce basé principalement à Stone Town, la capital de Zanzibar. En effet Stone Town a joué un rôle prépondérant dans le long processus d’abolition de l’esclavage. Dans ce port négrier, David Livingstone (explorateur écossais et militant anti-esclavage de la première heure ) a mené des campagnes contre la traite des noirs. Les rapports de ce médecin missionnaire protestant seraient à l’origine du traité imposant en 1873 au sultan de Zanzibar, l’interdiction du trafic d’esclaves.

Au milieu du XIXe siècle, environ 50 000 esclaves étaient vendus annuellement à Zanzibar. Ce commerce et celui de l'ivoire qui lui est souvent associé, fait de Zanzibar, une ville prospère, célèbre dans le monde entier.

Le marché aux esclaves de Stone Town a persisté jusqu'en 1873, lorsque le Sultan Barghash y met fin sous la pression des Britanniques qui installent un protectorat en 1890. Zanzibar fut probablement le dernier marché officiel d'esclaves dans le monde.

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